vendredi, 3 mars 2017

Vocabulaire

Y'a des jours comme ça, il me manque un mot, pour séparer deux concepts. C'est très agaçant.

Le nostalgie, quand tu te souviens de tous ces moments passés. Des moments doux d'avant ta rupture. Des moments drôles de quand tu étais jeune. C'est revigorant. Tu te souviens qu'il y a des jolies choses, ou du moins qu'il y en a eu. Le monde n'est peut-être pas si moche, dans le fond. C'est très légèrement maussade, le regret nostalgique de ce qui fut, mais très rassurant, très réconfortant. Ça a déjà été mieux, ça va revenir. C'est un moyen puissant de se réconforter, tout seul, quand le moral est bas.

Et puis la nostalgie, quand tu te souviens des moments passés avec les amis perdus. Et où tu te dis que tout était donc faux. Que cette douceur, c'était ton imagination. Que le monde est donc bien aussi vain qu'il en a l'air. C'est douloureux. Tu reprends conscience que tout ce qui te faisait du bien, c'était une illusion. Ces souvenirs que tu croyais doux, c'était du vent. Rien, nulle part, n'a aucun sens. Alors que tu cherchais du réconfort, tu viens de trouver des raisons de déprimer un peu plus.

C'est dommage de ne pas avoir deux mots. Je manque de vocabulaire.

jeudi, 2 mars 2017

Raclures

Le récit que je viens vous faire ici est un récit ancien. C'est un peu exprès. Ce n'est pas la peine de venir me plaindre dans les commentaires, ou de me faire part de votre compassion : un an après, ce n'est plus utile.

Ce texte est très détaché. Il est trompeur. Comme souvent chez moi. Il atténue mes impressions. J'exprime les choses avec une certaine distance. Je fais toujours comme ça. Je laisse donc le soin au lecteur qui voudrait se faire une impression plus exacte, de corriger ma tendance à l'euphémisme, ma tendance à utiliser des mots mesurés et calmes pour décrire des choses qui ne le sont pas.

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jeudi, 29 décembre 2016

Amilitants

J'avais envie d'écrire ce texte, pour expliquer à mes amis militants un point qui parfois me déplaît, dans leur mode de fonctionnement. Comment souvent, sous couvert de m'expliquer pourquoi ce qu'ils font est bien, ils changent délicatement d'angle et en viennent à m'expliquer que ce que je fais est mal. Ils passent alors d'une posture militante intéressante, progressiste, ouverte à une posture moralisatrice, pleine de reproches, et souvent hostile.

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